Le chef de l'État piégé dans la spirale de l'impopularité, inquiétude à l'UMP

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Nicolas Sarkozy s'est résigné. Il admet une mauvaise passe durable dans les sondages. Car la crise est là et les Français sont toujours une majorité à juger ses réponses au mieux insuffisantes, au pire inadéquates. Malgré deux interventions télévisées en quinze jours et un sommet social à l'Élysée. Dernier chiffre?: selon un sondage BVA, 78 % des Français approuvent les manifestations outre-mer, dont une nette majorité des électeurs de la droite. « Tous les signaux d'alarme sont au rouge et tout ce qu'il trouve à faire, c'est de déclencher une nouvelle polémique avec la nomination de son conseiller », déplore un élu UMP en évoquant la future arrivée du secrétaire général adjoint de l'Élysée, François Pérol, à la tête du futur ensemble Banque Populaire-Caisse d'Épargne. Un autre député se lamente?: « On le sent dans nos circonscriptions, on pourrait bien finir la tête au bout d'une pique?! » Un autre élu décèle même un début de panique dans les rangs gouvernementaux?: « En matière économique, on a perdu toute cohérence » juge-t-il.enrayer le déclinÀ l'UMP, on a les yeux braqués sur la carte de France des « déçus du sarkozysme », et notamment le quart nord-est du pays où, en 2007, l'électorat populaire avait été sensible à l'énergie du candidat Sarkozy et à l'affichage de son volontarisme économique. Dans des régions très frappées par la crise, au c?ur desquelles on trouve le symbole de Gandrange, le chef de l'État peine à enrayer un déclin sensible dès l'automne 2007, selon une enquête de l'Ifop. « Le jour où on perd cet électorat, on peut se préparer à faire plus de cinq ans d'opposition », a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. Signe de l'inquiétude qui saisit la majorité?: les jeunes de l'UMP ont lancé hier une campagne de soutien à Nicolas Sarkozy?: 50.000 affiches et un demi-million de tracts pour vanter un « président à la hauteur des enjeux ». Dans ce contexte, les proches du président tentent de se rassurer en citant les sondages qui placent l'UMP en tête des intentions de vote pour les européennes de juin. Ou en soulignant que l'opposition de gauche n'est pas jugée pour l'instant davantage crédible que la majorité. Mais, pour certains élus UMP, cette situation « confortable ne va pas durer ». Et ce d'autant plus que, même divisés, tous les ténors socialistes ont déclenché un tir roulant sur Nicolas Sarkozy. Un jour, c'est Ségolène Royal qui parle de « la révolution de 1789 » en Guadeloupe, le lendemain c'est Benoît Hamon, le porte-parole du PS, qui parle d'une « affaire d'État » à propos du dossier Banque Populaire-Caisse d'Épargne. « Ces critiques infusent dans l'opinion », s'inquiète un député de la majorité. HÉLÈNE FONTANAUDaf

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