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Findus joue son avenir dans la pêche sponsable à 100 %

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Publié le 12 janvier 2009 à 00:29 - Mis à jour le 12 janvier 2009 à 00:29

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Le cabillaud de la mer du Nord va de nouveau alimenter les produits Findus. Après deux ans et demi d'arrêt total, le roi du poisson pané a annoncé la semaine dernière qu'il reprenait ses achats. « Nous saluons ainsi le travail des pêcheurs qui ont respecté les critères que nous avons participé à imposer », se félicite le directeur général de Findus en France, Matthieu Lambeaux. Depuis 2002, ce jeune patron de 40 ans s'est lancé dans une croisade en faveur de la pêche responsable. Dans son groupe et pour la filière pêche européenne. Sa position de leader lui permet de montrer l'exemple.Le groupe suédois Findus-Foodvest ? ancienne marque de Nestlé, vendue au fonds d'investissement EQT en 2000 puis au fonds britannique CapVest en 2006 ? est le premier acheteur de produits de la mer en Europe. Il pèse 10 % des achats mondiaux de cabillaud et achète pour 500 millions de poissons par an. Du coup, Findus fait de la préservation des ressources une condition de sa survie. « Comment continuer à vendre plus dans cinq ans, dix ans, vingt ans si nous ne sommes pas capables d'assurer nos approvisionnements?? » s'exclame Matthieu Lambeaux.Concrètement, l'entreprise, en collaboration avec sa trentaine de pêcheries partenaires, a classifié les espèces de poissons qu'elle utilise et a monté un conseil d'administration vert, auquel participent des ONG indépendantes. Celui-ci est chargé, toutes les six semaines, de passer chaque espèce au crible d'une dizaine de critères?: pêche illégale, traçabilité des bateaux, endommagement de l'écosystème? Si le voyant vert tourne à l'orange, des discussions s'engagent pour prendre des mesures. S'il vire au rouge, comme ce fut le cas pour le cabillaud des mers du Nord, Findus arrête d'acheter l'espèce en question.L'entreprise est aujourd'hui la seule à pouvoir proclamer que 100 % de ses produits sont issus de la pêche responsable. Elle va même plus loin en certifiant une dizaine de références, dont les célèbres bâtons pour enfants Croustibat, grâce au label « MSC » (Marine Stewardship Council) reconnu par la Food and Agriculture Organization (FAO, branche alimentaire de l'ONU). Ce label est établi par l'organisme MSC, créé en 1997 par le WWF et Unilever, et aujourd'hui indépendant. Il est le seul qui garantit un renouvellement de l'espèce, mais il ne certifie que 7 % des pêcheries mondiales. En France, Findus compte 60 % des poissons vendus sous MSC.Surcoût de 20 %Cette exigence entraîne un surcoût, d'environ 20 %, que Findus n'hésite pas à répercuter sur ses prix de vente (en moyenne 50 % plus chers que ceux des marques de distributeurs). « Dans quelques années, je suis sûr que le sujet sera au c?ur des préoccupations des consommateurs », prédit le directeur général. En attendant, Matthieu Lambeaux ne fait pas de publicité, mentionnant juste « respect des ressources marines » sur ses packagings. Il préfère prendre sa mallette de VRP pour aller convaincre les parties prenantes ? sénateurs, députés européens, concurrents, pêcheurs ? du bienfait de la pêche responsable. « Il nous a aidés financièrement pour passer en certification MSC mais nous voudrions aussi qu'il achète son poisson auprès des pêcheurs français alors qu'il ne recherche que des espèces de masse que l'on ne fait pas ici », regrette Hubert Carré, directeur général du Comité national des pêches maritimes. À bon entendeur? n+BSD++ NePas supprimer n signature++BSF++

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