Déchets nucléaires + L'Ile-de-France reste toujours le haut lieu de la radioactivité

Dans son édition 1997 publiée hier, la cinquième, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a recensé 1.103 sites en France dignes de figurer dans son inventaire national des déchets radioactifs. Soit 20 de plus que l'année précédente. Poursuivant son travail de détective à travers des enquêtes « historiques » pour retrouver la trace de vieux « gisements », l'Agence publie quarante-six fiches nouvelles qui, comme l'ensemble de cet inventaire de plus de 350 pages, sont consultables sur Minitel (3615 ANDRA). « Cette année, l'accent a été mis sur les enquêtes historiques qui ont révélé de nouvelles pistes d'investigation », a souligné Yves Kaluzny, le directeur de l'Andra, qui récuse d'avoir à évaluer les dangerosités : « Nous ne sommes pas les super-gendarmes du nucléaire. Notre rôle est de faire circuler l'information pour que les gens prennent leurs responsabilités. » Haut lieu historique de la radioactivité, l'Ile-de-France abrite des sites « potentiellement contaminés ». Ivry-sur-Seine, Gif-sur-Yvette, Clichy, Courbevoie et surtout l'Ile-Saint-Denis - où l'usine de radium, fermée depuis soixante-dix ans est toujours debout - apparaissent ainsi comme les « bastions » du radium. L'armée aussi se penche sur son passé. En février 1997, la base aérienne de Bricy (Loiret) demandait l'expertise radiologique d'un terrain où 50 mètres cubes de béton contaminé ont été enterrés dans les années 60. L'an prochain, d'autres sites militaires, dont celui de Mururoa, en cours d'expertise par l'Agence internationale de l'énergie atomique, seront « visités » par l'Andra. Assainissement. En 1994 et 1995, l'Andra a, par ailleurs, pris en charge les premières opérations d'assainissement des anciennes usines horlogères Bayard, en Seine-Maritime, représentant un coût total de 15 millions de francs. Le ministère de l'Industrie, pour 5,8 millions, et une subvention européenne de 4,5 millions ont permis de lancer la dernière phase des travaux. Le CEA, la Cogema et EDF ont, pour leur part, signé une convention permettant de financer des opérations d'assainissement sur d'autres sites « orphelins » (sans propriétaire), à hauteur de 10 millions de francs par an sur cinq ans. Signe encourageant, certains « pollueurs » ont disparu de l'inventaire. Ainsi, Air France, qui conservait les plaquettes lumineuses, au tritium, des sorties de secours dans les avions, les retourne désormais à leur fabricant aux Etats-Unis. Depuis, l'Andra enquête auprès d'autres compagnies aériennes. Avec AFP

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