Singapour, allié majeur dans la R&D

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Singapour tient une place à part dans la stratégie de ventes d'armements de la France. " Nos relations ne sont pas nécessairement liées aux besoins des forces armées singapouriennes ", assure l'attaché d'armement, Florent Bernardin. Trois ans après l'échec du Rafale à Singapour, qui a préféré le F15 de Boeing, la France, à travers la DGA (Délégation générale pour l'armement), mise beaucoup sur un partenariat technologique équilibré avec la ville-État dans le domaine de l'armement. À l'image des Israéliens, très discrets à Singapour mais fortement présents pour des raisons historiques. Israël est l'un des principaux fournisseurs de la ville-État après les Américains.La DGA et son homologue singapourien, Defence Science & Technology Agency (DSTA), ont développé de nombreuses coopérations. Ils détiennent notamment en commun le laboratoire Sondra, basé en France. Une plate-forme qui permet aux chercheurs français de l'Onera et de Supelec d'une part, et aux singapouriens de National University of Singapore et de DSTA d'autre part, de travailler en étroite relation sur de nouvelles technologies dans le domaine des radars et de l'électromagnétique. La ville-État " est notre troisième partenaire en matière de recherche et développement (R&D) ", observe Florent Bernardin. Pour la DGA, cette coopération permet aussi de diviser par deux le coût de certains projets nécessaires pour préparer l'avenir des équipements français à trente ans. D'où sa volonté de capter une bonne partie des dépenses singapouriennes en matière de R&D et de recherche et technologie (R&T).TRANSFERTS DE TECHNOLOGIE EXIGES" Singapour dépense beaucoup pour sa défense ", analyse l'ambassadeur de France Pierre Buhler. Ses dépenses représentent environ 6 % du PIB (contre 1,7 % en France). Y compris dans les grands contrats, Singapour exige des transferts de technologie, pour nourrir sa propre industrie de défense. Cela a été le cas lors de la vente de six frégates Delta en 2000. À cette occasion, DCNS a transféré à son partenaire singapourien, le chantier naval ST Marine, son savoir-faire dans la construction de cinq des six bâtiments. Très secret dans ses achats d'armement, Singapour partage en plusieurs lots ses grands programmes pour s'assurer la maîtrise d'oeuvre globale du système et cloisonner au maximum les différents fournisseurs.

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