Contrecoup

À l'image de Cognos et Hyperion, la capitalisation boursière de MicroStrategy vient de subir le contrecoup de l'avertissement sur les résultats de Business Objects. Ces sociétés oeuvrent dans le même segment de l'informatique, la business intelligence, qui consiste à tirer du sens des données générées par l'activité d'une entreprise. Ce segment de marché s'est bien comporté après l'explosion de la bulle Internet. À la différence de ses pairs, MicroStrategy n'a pas participé au mouvement de fusion et acquisition qui a animé son secteur. Cela lui a permis d'économiser ses forces pour investir dans l'évolution de sa plate-forme technologique. Cependant, lors du lancement de la dernière version de sa plate-forme, la direction de l'entreprise a décidé d'imposer à ses clients un niveau uniforme de commission de maintenance, correspondant à 18 % du prix catalogue de ses produits (15 % dans le cas de l'achat de services dits "premium"). Au lieu de se fonder sur le prix net payé par ses clients, qui tient compte de ristournes classiques, MicroStrategy a réussi à imposer ce niveau plus élevé. D'où une bonne évolution de ses marges et de son chiffre d'affaires. Pour l'année en cours, la maison de titres Stifel Nicolaus attend un chiffre d'affaires de 300 millions de dollars et un bénéfice net de 66,8 millions. Fort de ces marges, MicroStrategy investit beaucoup dans la recherche et développement mais aussi dans le rachat de ses titres. Comme le fondateur et ses cadres possèdent plus de 75 % des droits de vote de l'entreprise et que la capitalisation boursière est revenue à moins d'un milliard de dollars, on peut se demander si elle ne peut pas faire l'objet d'un LBO (rachat d'entreprise avec effet de levier). Sanju Bansal, le directeur général adjoint, écarte cette possibilité et promet de rester coté. En revanche, il prédit des rachats chez ses concurrents. Qui d'Oracle, de SAP, d'IBM ou de Microsoft fera le premier pas ?

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