Novartis pénalisé par le coût du rachat de Chiron

Premier groupe pharmaceutique à présenter son résultat au second trimestre, le suisse Novartis a légèrement déçu les marchés hier. En baisse le matin, le titre a toutefois terminé en territoire positif (+ 0,60 % à 67,55 francs suisses). Le résultat net du groupe est ressorti inférieur aux prévisions à 1,713 milliard de dollars après l'acquisition des minoritaires de Chiron.Le groupe pharmaceutique a passé sur le second trimestre 262 millions de dollars de coûts d'acquisition de sa filiale américaine, qu'il consolidait pour la première fois. Novartis a par ailleurs précisé que l'intégration de Chiron aurait un effet négatif sur sa rentabilité par titre d'environ 6 % sur l'ensemble de l'année. En dehors de cet incident de parcours, le groupe a principalement donné de bonnes nouvelles au marché, avec des ventes supérieures aux attentes. Le chiffre d'affaires du groupe sur la période a notamment été favorablement affecté par la réforme du système de protection sociale, Medicare, aux États-Unis, qui garantit de meilleurs remboursements aux personnes âgées. Les ventes d'un des médicaments phares du groupe, le Glivec, utilisé en oncologie, ont permis de limiter la baisse des ventes en Europe, même si les déremboursements de médicaments ont pesé sur l'activité.Optimiste pour l'avenir. Novartis est aussi optimiste quant aux perspectives : le groupe a relevé ses prévisions de vente sur l'ensemble de l'année et anticipe désormais une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires. Cette révision à la hausse des perspectives était toutefois attendue après l'acquisition de Chiron. Malgré la rareté des informations données sur les futurs médicaments du groupe, Merrill Lynch relevait hier qu'il n'y avait aucun dérapage dans les projets annoncés, ce qui en soi constitue une bonne nouvelle.Pourtant, certains, à l'instar de Kepler Equities, s'inquiètent du nombre de lancements attendus fin 2006 et début 2007, qui risquent de peser sur la rentabilité future. Le groupe doit notamment lancer un antidiabétique, le Galvus, en 2007, ainsi que l'hypotenseur Rasilez : deux lancements importants auxquels seront nécessairement affectées des forces de vente conséquentes.Le groupe a de plus reconnu, lors d'une conférence avec les analystes, que la baisse des prix des médicaments en Europe, au Japon et en Chine pèserait sur le résultat au second semestre, même si la rentabilité opérationnelle est attendue au même niveau d'en 2006, soit 29,7 %. Le président du groupe, Daniel Vasella, a toutefois rassuré le marché en indiquant qu'il n'était pas intéressé par une acquisition majeure, et n'avait pas de visée sur l'anglais AstraZeneca.

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