Fini l'argent public pour sauver la finance américaine

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Aléa moral, protection des consommateurs, produits dérivés : en dépit de la réouverture des débats au Sénat sur l'avenir de la réglementation financière américaine, d'importants clivages séparent toujours la majorité démocrate de l'opposition républicaine. Le président de la commission bancaire du Sénat, Chris Dodd, compte pourtant aller vite. Il espère qu'un compromis sera trouvé d'ici à deux semaines et qu'un texte sera ensuite voté afin d'être réconcilié avec le projet de loi adopté par la Chambre des représentants en décembre.Au cours du week-end, les pourparlers se sont poursuivis notamment sur la constitution d'un fonds de « résolution » de 50 milliards de dollars - que paieraient les banques - visant à financer le démantèlement des établissements représentant un risque pour l'ensemble du système. Les sénateurs républicains, qui depuis une victoire électorale en janvier ont la capacité de bloquer l'adoption de lois, demeurent farouchement opposés à sa création. Ils craignent qu'un tel fonds perpétue une culture de l'« aléa moral » à Wall Street. Mais Chris Dodd y tient, d'autant que les démocrates proposent désormais d'interdire le sauvetage des grands établissements financiers avec l'argent des contribuables, ce que souhaitaient les ténors républicains. E. C., à New York

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