N comme niches fiscales

Le montant de ces niches s'élève par an à 17,6 milliards d'euros. Elles seront toutes passées au crible par le gouvernement et plusieurs pourraient disparaître, à commencer par les réductions de charge sur le travail du dimanche, des jours fériés et le travail de nuit, mais aussi les indemnités kilométriques de ceux qui utilisent leur voiture pour aller travailler ou encore les avantages pour la rénovation des bâtiments et des logements. En tout, le potentiel de recettes supplémentaires serait, pour ces trois mesures, de 7,5 milliards d'euros.Dans le grand coup de balai annoncé depuis des mois sur les niches fiscales, Christine Lagarde et François Baroin, avaient initialement fait savoir qu'ils souhaitaient privilégier la méthode dite « du bouquet ». Autrement dit évaluer l'efficacité socio-économique et le coût de chacune des 468 niches fiscales qui représentent une facture de 75 milliards d'euros pour l'Etat. Le ministre du Budget avait même indiqué que cette piste était préférable à la méthode du rabot qualifiée de « solution de facilité ». Et pourtant, François Fillon vient d'annoncer un « coup de rabot » général de 10 %, avec des « exceptions » pour ne pas alourdir le coût du travail. Dans l'entourage du Premier ministre, on explique qu'il s'agit du « moyen intellectuel le plus puissant » pour arriver à 5 milliards d'économies en deux ans.

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