Assurance : moment de vérité pour Axa en Australie
La Tribune
La Tribune
Le feuilleton australien qui dure depuis le 6 novembre est proche de son épilogue. L'accord d'exclusivité qu'avait signé le groupe Axa avec l'assureur australien AMP pour la vente de sa filiale Axa Asia Pacific Holdings (APH) prend fin ce samedi 6 février. L'assureur français, qui ne détient que 53,9 % d'APH et n'est pas parvenu a en prendre le contrôle intégral ces dernières années, a opté pour une solution plus complexe. L'accord prévoyait une opération en deux temps : le rachat par AMP de 100 % du capital d'Axa APH, puis la revente à Axa des activités asiatiques d'Axa APH. AMP conservant celles en Australie et Nouvelle-Zélande. Pour Axa le montant net à payer « s'élève à 2,2 milliards de dollars australiens (ou 1,4 milliard d'euros) », expliquait le groupe le 13 décembre en présentant son offre réévaluée conjointe avec AMP, puisque celle du 6 novembre avait été rejetée. Mais cette seconde offre a été également refusée, alors qu'une offre concurrente de la National Australia Bank (NAB) a en revanche été acceptée quelques jours plus tard par le comité des administrateurs indépendants représentant les actionnaires minoritaires de Axa APH. L'autre schéma proposé par la NAB « Le même schéma est proposé à Axa par National Australia Bank », soulignait un proche du dossier, sous-entendant que pour le groupe, l'opération est tout aussi avantageuse avec ce nouveau partenaire. Toutefois, comme Axa a signé un accord d'exclusivité avec AMP valable jusqu'au 6 février, il ne pouvait pas accepter ou même négocier pour sa part avec la banque australienne avant cette date. C'est désormais chose possible. « Pour le groupe Axa, cela ne change rien, car, au bout du compte, il récupérera les activités asiatiques au même prix et aux mêmes conditions qu'il l'avait lui-même propos頻, estimait un proche du dossier en décembre. Reste à savoir si AMP peut encore réagir à l'intrusion de NAB, sachant que la vente d'APH est une opportunité majeure de consolidation dans le secteur de l'assurance australien.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?