Les diplômes du supérieur restent un rempart contre la crise

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Que sont-ils devenus ? Tous les trois ans depuis 1992, le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) mène une enquête auprès de 25.000 jeunes (soit 3,5 % d'une génération) pour connaître leur situation professionnelle trois ans après leur sortie de formation initiale, tous niveaux confondus. Les résultats de l'enquête « Génération 2007 » pubiée ce mercredi offrent donc une juste photographie de la jeunesse française d'autant plus intéressante que cette cohorte a subi de plein fouet la crise de 2008. Alors que leur situation est « moins favorable que pour la Génération 2004 », « le diplôme constitue toujours un plus » pour l'accès à l'emploi, rappelle Frédéric Wacheux, son directeur. Ce qui démontre « la capacité du système éducatif français à aider les jeunes à trouver un emploi ». Mais aujourd'hui plus qu'hier, et c'est bien là « le drame de la société française », les jeunes sans diplôme subissent encore plus fortement le chômage. Attention donc, prévient Frédéric Wacheux en renvoyant à la récente enquête de Pôle emploi et du Crédoc, « aux études concluant au besoin de main-d'oeuvre peu qualifiée ! » puisque historiquement, certains secteurs telle la restauration ont toujours souffert d'une telle pénurie.Qualité du poste occupé Trois ans après leur sortie du système scolaire, 72 % des jeunes étaient « en emploi » en 2010 contre 77 % en 2007. Les non-diplômés (1 jeune sur 6) n'étaient, eux, que 49 % contre 56 % en 2007 alors que les diplômés du secondaire (CAP, BEP, Bac) affichaient un taux d'emploi de 55 % contre 62 % en 2007 et ceux du supérieur de 85 % contre 87 % (le rapport s'inverse même pour les docteurs qui passent de 91 % à 92 %). Autre atout : la qualité du poste occupé. Infirmant la tendance au « déclassement », le Céreq conclut à une part plus grande de diplômés du supérieur en CDI ou fonctionnaires (72 % en 2010 contre 70 % en 2007) sur des postes de cadres (80 % contre 79 %), alors que le rapport s'inverse pour les diplômés du secondaire et les non-diplômés (37 % en CDI en 2010 contre 41 % en 2007. Quant au salaire médian, quasiment stable pour ces derniers, il passe de 1.530 euros à 1.630 euros net mensuels pour les diplômés du supérieur. La crise a donc accru l'impact du diplôme. Le « passe ton bac d'abord » reste toujours d'actualité, selon le Céreq. Clarisse Jay

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