Le modèle mutualiste à l'épreuve de l'autonomie des régions

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Le modèle de banque mutualiste garantit en principe aux entités régionales une certaine autonomie commerciale et stratégique sur leur territoire. Mais un double phénomène a nécessité la modernisation du fonctionnement mutualiste ces dernières années. Pour faire des économies d'échelle et gagner en compétitivité, les caisses ou fédérations régionales ont été contraintes de mettre en commun des moyens sur certains métiers comme la gestion d'actifs, la monétique et l'assurance des caisses et, aussi, de fusionner entre elles. Au Crédit Mutuel, la volonté hégémonique de la plus grosse fédération, celle de Strasbourg qui fournit le refinancement, les ressources informatiques et les produits de ses filiales à la grande majorité des fédérations régionales, semble avoir fait dériver le modèle du groupe vers la concentration des pouvoirs entre les mains d'un homme et d'une région (lire ci-dessus). À l'inverse, au Crédit Agricolegricole, les caisses régionales ont veillé à conserver leur liberté d'action et leur rôle dans la définition de la stratégie globale par le biais de leur Fédération nationale. S'appuyant sur les prestations du groupe, chaque caisse régionale fait ses propres choix. Le Crédit Agricole Nord de France France (CANF), par exemple, complète ses activités de banque de particuliers et d'assurance par un pôle de capital investissement et d'immobilier. Il vient aussi d'annoncer le rachat de la banque Centea en Belgique, cédé par KBC. Pour le directeur général de CANF, Alain Diéval, « Crédit Agricole Nord de France France, Crédit Agricolegricole du Nord Est et Crédit Agricolegricole SA ont vu dans cette acquisition l'opportunité pour le Groupe Crédit Agricolegricole » de se renforcer sur le marché belge. S. So

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