Le COCOrico du grand emprunt

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CO. CO. CO? COmment vous dites ? Six mois d'intenses COgitations au sein de notre COmité Théodule du moment ? la COmmission Juppé-Rocard sur le grand emprunt ? et voici la France dotée, d'un seul COup, d'un seul, de trois nouvelles institutions, trois « CO » : un COmmissaire général à l'investissement (ce sera René RiCOl), un COmité de surveillance chargé du suivi des investissements (il sera COprésidé par Alain Juppé et Michel ROCard) et une COnférence sur le déficit de la France (prévue pour janvier). Tant de COnciliabules pour en arriver là ? Non. Au-delà de ces aspects quelque peu anecdotiques, les décisions annoncées lundi par le chef de l'État justifient un grand ouf de soulagement. Il y a six mois, lorsque l'idée du « grand emprunt » avait été pour la première fois émise, on avait alors entendu parler d'une émission « populaire » qui aurait pu mobiliser jusqu'à 100 milliards d'euros et qui devaient financer aussi bien des labos de recherche que des ronds-points de quartier. Aidé de trois Premiers ministres, (Fillon, Juppé et Rocard), un seul visiblement ne pouvant y suffire, Nicolas Sarkozy a fait, dans ce dossier, le choix de la raison. Pour le montant de l'emprunt tout d'abord ? le président de la République a retenu le bas de la fourchette envisagé. Heureusement. Pour les priorités retenues ensuite ? un nombre limité (cinq) qui ne peut que faire consensus. L'état de nos universités justifie qu'on leur accorde, enfin, des aides massives. Idem pour nos centres de recherches. Que l'État investisse dans l'industrie, le green business et le numérique, qu'il y attire des investisseurs privés, tout le monde ne peut qu'applaudir. Les choix arrêtés ont donc une réelle COhérence. Croire pourtant que ces milliards suffiront à faire de nos universités les meilleures du monde, c'est lancer un COCOrico par anticipation inutilement présomptueux. Le seul problème dans tout cela, c'est finalement que, pour financer ces investissements d'avenir, l'État français n'ait aujourd'hui qu'un seul moyen : COntinuer à accroître son endettement. Ça, c'est plus COmpliqué à expliquer, à justifier aussi.eizraelewicz@latribune.fr erik izraelewicz

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