Oranges et pétrole sont menacés par les ouragans

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Rita, Charley, Katrina et les autres?: autant d'ouragans, qui, ces dernières années, ont sérieusement perturbé les marchés. Rita et Katrina parce que, en 2005, outre les dégâts sur des villes comme La Nouvelle-Orléans, leur passage avait eu pour résultat d'interrompre la production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique, et de réduire la capacité de raffinage dans les installations le long de la côte. Le tout exerçant une forte pression sur les prix de l'énergie. Quant à Charley, Frances et Jeanne, en 2004, ainsi que Wilma, en 2005, ils avaient détruit les agrumes cultivés en Floride, envoyant les prix du jus d'orange, traité sur les marchés à terme, à des niveaux record.Cette année, alors que la saison des ouragans atteindra bientôt son pic (à la fin d'août), les professionnels de ces deux domaines clés pour les États-Unis s'inquiètent. La Floride est le deuxième plus grand producteur d'oranges au monde, derrière le Brésil, avec 40 % de la récolte mondiale, tandis que le golfe du Mexique est responsable de 30 % du total de la production pétrolière américaine. Les météorologues ont annoncé une saison cyclonique particulièrement brutale. En raison de La Niña, un phénomène climatique inverse à son frère, El Niño. En refroidissant les eaux du Pacifique, La Niña induit des changements de direction des vents. En contact avec les eaux de l'Atlantique, plus chaudes de plusieurs degrés ce mois-ci par rapport à la normale, ces vents pourraient être responsables d'une recrudescence d'ouragans dans le golfe du Mexique et la Caraïbe. Plus nombreux, mais également plus violents. Même si les prévisions de mai ont été revues à la baisse, les experts estiment encore aujourd'hui que 8 à 12 des tempêtes prévues cette année pourraient se transformer en ouragans (qui porteront donc un nom), contre trois l'an dernier. Enfin, les spécialistes s'inquiètent de l'effet des vents sur les dépôts de pétrole dûs à la récente marée noire dans le golfe. En agitant les eaux, un ouragan pourrait endommager davantage les fermes marines, dont les produits (crevettes) sont eux aussi cotés sur les marchés. L. J. B.

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