Le gouvernement anticipe une lente montée en puissance du RSA-jeunes
La Tribune
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C'est la mesure phare du plan « Agir pour la jeunesse » annoncé à Avignon en septembre 2009. Mais si un « bilan d'étape » de ce plan doit être présenté le 28 septembre (80 % des mesures ont à ce jour été mises en oeuvre), il faudra cependant attendre six mois pour que soit communiqué un premier point sur le RSA-jeunes, confie-t-on au ministère de la Jeunesse et des Solidarités Actives. Le dispositif, qui s'adresse 18-25 ans déjà insérés dans la vie active, n'est en effet entré en application que le 1er septembre (les premiers bénéficiaires recevront leur allocation le 5 octobre). Trop tôt donc pour établir un premier bilan. D'autant que les conditions d'accès restrictives (il faut avoir travaillé au moins deux ans à temps plein, soit 3.214 heures exactement, dans les trois dernières années précédant la demande) et les incertitudes concernant certains critères (capacité à récolter les preuves d'activité notamment) laissent présager une montée en puissance très lente. Dès cet été, Marc-Philippe Daubresse, ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, évoquant la nécessité d'une gestion rigoureuse, a tenu à nuancer le chiffre de 160.000 bénéficiaires évoqué par le chef de l'Etat. Mais également le créateur du dispositif, Martin Hirsch (lire « La Tribune » du 29 juillet 2010), parti en mars présider l'Agence de service civique. campagne de communicationAujourd'hui, le ministre précise son propos : 160.000 jeunes sont potentiellement concernés, mais tous n'entreront pas dans le dispositif. Grâce à une campagne de communication qui démarrera à la fin du mois, il table sur une montée en charge identique à celle du RSA « activité » (dont bénéficient les foyers actifs ayant de faibles revenus) qui, après une progression de 2 % par mois, marque une pause à 637.000 foyers (contre 1,2 millions pour le RSA « socle »), un palier jugé « insatisfaisant » alors que le ministre vise un étiage de 800.000 foyers. Marc-Philippe Daubresse en veut pour preuve le cas de Dijon, où il s'est rendu ce lundi : sur un potentiel de 300 jeunes bénéficiaires, seule une quinzaine de rendez-vous ont été pris. D'ici à décembre 2010, 15.000 bénéficiaires du RSA-jeunes sont ainsi escomptés, pour un budget de 20 millions d'euros. Clarisse Jay
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