Sa famille est éparpillée entre Haïti, le Canada, les États-...

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Sa famille est éparpillée entre Haïti, le Canada, les États-Unis et la France, où elle a quelques cousins?: mardi 12 janvier, le jour de la catastrophe, Marise Savre, une Haïtienne installée dans le New Jersey depuis les années 1990, s'est précipitée sur son téléphone. « Nous nous sommes tous appelés pour tenter d'échanger des nouvelles recueillies sur place, raconte-t-elle. Malheureusement, ma cousine Marie-Andrée, qui m'était très proche et qui vivait dans une maison modeste du quartier Delmas 31, à Port-au-Prince, n'a pas pu être dégagée des décombres. Elle a été enterrée vendredi matin. » À cette triste nouvelle s'ajoute l'incertitude qui plane toujours sur le sort de deux autres membres de sa famille. Seul petit réconfort, la maison de sa mère, à Port-au-Prince, est apparemment encore debout. Loin de s'avouer KO, la jeune femme a immédiatement cherché à mobiliser les soutiens. « Mes études aux États-Unis dans le domaine des relations internationales m'ont amenée à représenter la communauté haïtienne auprès des autorités politiques du New Jersey. Le lendemain du tremblement de terre, j'ai immédiatement débarqué dans le bureau du maire de la ville où j'habite, Weehawken dans le New Jersey. J'ai demandé à ce qu'il se mette en contact avec Michael Bloomberg, le maire de New York, pour qu'ensemble, nous organisions des envois de vivres ou de vêtements le plus vite possible », raconte-t-elle. Marise espère ainsi mobiliser une partie des 160.000 Haïtiens officiellement recensés dans la région de New York (400.000 en incluant les clandestins, selon les ONG). Le c?ur serré, l'ancienne volontaire dans les prisons américaines, souvent venue au secours d'Haïtiens en quête d'asile politique, avoue aujourd'hui « piaffer d'impatience ». L. J. B.Marise SavreVolontaire au service de la communauté haïtienne dans le New Jersey (États-Unis) portraitactu« Il faut envoyer très vite des vivres ou des vêtements »

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