Aubry : des exceptions au non-cumul des mandats

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Bien plus que la question des primaires, le non-cumul des mandats est la pomme de discorde au Parti socialiste. Le principe, approuvé massivement en octobre 2009 par les militants PS, a semé la tempête au Sénat, que la gauche a bon espoir de conquérir en 2011. Du coup, Martine Aubry s'est rendue mardi matin à la rencontre des élus PS du Palais du Luxembourg pour tenter de les convaincre. Pour la patronne du PS, « la rénovation du PS passe bien évidemment par cette règle du non-cumul ». « C'est un élément de crédibilité et un principe aussi important pour l'avenir du parti que les primaires. »A sa sortie, Martine Aubry a laissé transparaître une certaine souplesse, tout en réaffirmant rester « sur le principe qu'il ne peut y avoir de cumul entre un poste de député et de sénateur et un exécutif au niveau local ». « Comme convenu depuis plusieurs semaines, nous allons regarder s'il y a quelques cas qui posent difficult頻, mais « cela ne peut être qu'extrêmement marginal », a-t-elle souligné.Pour les sénateurs socialistes, le débat est empreint de « démagogie ». A leurs yeux, appliquer le non-cumul « dès les prochains renouvellements » (cantonales et sénatoriales en 2011, législatives en 2012) reviendrait à opérer « un désarmement unilatéral ». Au Sénat, en 2011, la mesure pourrait « coûter » une dizaine de sièges, « et donc la victoire ». Des propos RassurantsMartine Aubry a cherché à rassurer les élus PS en expliquant qu'elle envisageait de « déposer une proposition de loi » généralisant le non-cumul. « Je pense que cela pourra beaucoup gêner la droite », a-t-elle dit en rappelant que Nicolas Sarkozy s'était dit d'accord avec le non-cumul des mandats, « à titre personnel ».Mardi, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, a pris la tête de la fronde en estimant avoir assisté à un « dialogue de sourds » avec Martine Aubry. Laurence Rossignol, membre de la direction du PS, l'a accusé de prendre « la tête d'une étrange croisade », au nom du « conservatisme » et de « l'immobilisme ». Les militants socialistes doivent à nouveau se prononcer le 24 juin, avant la convention nationale du 3 juillet, qui statuera aussi sur la procédure des primaires.

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