Palm rate son come-back avec le Pre

Applaudi par les experts du secteur lors de sa présentation au grand salon de l'électronique de Las Vegas, le CES, en janvier 2009, le Pre, un superbe smartphone tactile conçu par l'américain Palm, devait signer le grand retour dans la téléphonie mobile du pionnier du PDA. Cet élégant téléphone, en forme de galet, était perçu comme l'une des alternatives les plus crédibles à l'iPhone, grâce à son système d'exploitation Palm webOS, qui supporte le « multitâche » et serait plus performant que le Mac OSX d'Apple. Mais les ventes ne sont pas du tout à la hauteur des espoirs suscités par l'appareil, sorti en juin aux États-Unis chez Sprint et en octobre dans certains pays européens. Le Pre était commercialisé depuis le mois dernier chez un second opérateur américain, le leader Verizon Wireless. Il doit arriver chez SFR dans les semaines qui viennent, tout comme le Pixi à clavier, moins cher, lancé en novembre outre-Atlantique. Écart de 100 millionsLe PDG de Palm lui-même, Jon Rubinstein, a reconnu que « l'adoption des produits Palm par un large public va prendre plus de temps que prévu ». Concrètement, l'accueil plus réservé des clients s'est traduit par « des volumes de commandes moins élevés qu'anticipé et des reports de la part des opérateurs ». Du coup, Palm ne table plus que sur un chiffre d'affaires de 300 millions de dollars au mieux au troisième trimestre de son exercice (à fin février), un écart de plus de 100 millions avec les prévisions des analystes. Les boutiques de VerizonSur l'ensemble de l'exercice clos fin mai, Palm a prévenu qu'il n'atteindrait pas les ventes de 1,6 milliard de dollars espérées. Les comptes trimestriels seront publiés le 18 mars. À la fin du premier semestre fiscal, Palm accusait une perte de 250 millions de dollars.En début de semaine, des analystes de Merrill Lynch avaient abaissé leur opinion sur l'action Palm, citant les tendances observées dans les boutiques de Verizon, où les clients continuent de préférer d'autres smartphones, le Droid de Motorola ou le BlackBerry de RIM. Chez AT&Tmp;T, où il est attendu dans le courant de l'année, le Pre sera en concurrence frontale avec l'iPhone, dont l'opérateur a toujours l'exclusivité aux États-Unis. Accroître la notoriété« La fenêtre d'opportunité est peut-être en train de se fermer pour Palm », s'inquiètent ces analystes, face à la montée en puissance des téléphones sous Android, le système d'exploitation de Google, tels que le Droid. Certains experts relèvent que Verizon a davantage mis en avant le modèle de Motorola que le Pre. « Nos partenaires opérateurs restent engagés à nos côtés et nous travaillons avec eux afin d'accroître la notoriété des produits Palm et augmenter les ventes », a plaidé Jon Rubinstein, un ancien d'Apple. Palm devra peut-être consentir d'importants rabais, ce qui ne devrait pas arranger ses pertes. Cette contre-performance commerciale tombe au plus mal pour la firme, qui fait cependant valoir qu'elle a encore 500 millions de trésorerie pour tenir.

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