Le projet de réforme de l'aide au logement passe mal

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La nouvelle, lancée par François Baroin début juillet lors du débat d'orientation budgétaire, pourrait compliquer sérieusement la rentrée de l'exécutif. Le 6 juillet, le ministre du Budget a annoncé que les étudiants et leurs parents ne pourraient désormais plus cumuler l'aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à charge.La mesure, qui sera inscrite dans le projet de loi de finances pour 2011, a suscité un tollé du côté des étudiants et des associations familiales. Mais aussi dans la majorité. L'obligation de choisir entre l'APL et la demi-part fiscale ne fait « que précariser une situation déjà catastrophique », regrettait, par exemple, le sénateur UMP Christian Demuynck au lendemain des déclarations de François Baroin.entre 50 et 150 euros perdusPour l'exécutif, le risque de grogne est d'autant plus élevé qu'un très grand nombre de foyers pourraient être concernés par cette règle du non- cumul. Actuellement, près de 450.000 jeunes et leurs familles bénéficient du double avantage. Selon le syndicat étudiant Unef, quelque 108.500 étudiants - issus des foyers aux revenus élevés - renonceraient à l'aide au logement pour conserver la demi-part fiscale et perdraient, en moyenne 150 euros par mois. Et 325.500 étudiants feraient le choix inverse, renonçant aux 50 à 150 euros par mois de la demi-part fiscale.Face à la levée de boucliers, le projet gouvernemental pourrait ne pas survivre au débat budgétaire de l'automne. Déjà, des parlementaires de la majorité font preuve d'une très grande prudence. « Il est important de rationaliser les aides, à condition de ne pas le faire de façon aveugle. Veillons à ce que les classes moyennes ne soient pas pénalisées », a indiqué Philippe Marini, le sénateur UMP, rapporteur du budget à la Chambre haute. Nul doute que si la situation sociale devenait trop tendue à la rentrée, un opportun amendement pourrait prévoir le maintien du cumul des deux avantages pendant une année supplémentaire... A. L.

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