ENTRETIEN - L'égérie de Philippe Lacheau revient au cinéma dans une comédie céleste. Entre travail et vie de famille, confidences d'une passionnée.Avec déjà près de trente ans de carrière au cinéma et à la télévision, Élodie Fontan aurait pu perdre de son authenticité. Car depuis le succès en 2014 de Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?, elle enchaîne les films aux plus 10 millions d'entrées : Babysitting 2, Alibi.com, Nicky Larson, Super-Héros malgré lui, autant de comédies populaires placées au box-office et toutes réalisées par son compagnon, Philippe Lacheau.
Mais pour son nouveau film, Anges et Cie, où elle incarne une créature céleste, elle a voulu changer de crémerie. Et se faire diriger par Vladimir Rodionov. Non pas par lassitude de tourner avec la « bande à Fifi », mais par nécessité de se mettre en danger. Consciente de l'image un peu lisse qu'elle peut dégager, elle rêve d'un rôle de psychopathe ou de tueuse enragée. Afin de prouver qu'actrice à forte popularité n'est pas synonyme de légèreté...
LA TRIBUNE DIMANCHE - Il est rare de vous voir au cinéma sans votre compagnon, Philippe Lacheau, et sans la « bande à Fifi ». C'est une espèce d'infidélité artistique ?
ÉLODIE FONTAN - [Rires.] Pas du tout, et nous sommes toujours très heureux de nous retrouver sur des films. Il n'y a aucune volonté de m'éloigner de la bande. Je tente d'autres registres pour sortir de ce rôle de la petite nana blonde un peu lisse...
Vous avez réellement l'impression de dégager cette image ?
Peut-être. Mon rôle de jolie blonde sympathique dans Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? a incontestablement lancé ma carrière. Et comme on a vite tendance à mettre les gens dans des cases, il est fort probable que je puisse véhiculer cette image.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel