Paul de Saint Sernin : « Je n’ai aucun filtre. Cela me sert dans mon rôle de sniper »
Rémi Jacob
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Paul de Saint Sernin est en tournée actuellement partout en France.
Fabrice Fournier
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Paul de Saint Sernin est en tournée actuellement partout en France.
Fabrice Fournier
« Coucou maman, je suis avec un journaliste et je ne sais pas expliquer ce que vous faites chez BNP Paribas. Si vous pouvez me le dire, bisous. » Dans un café de Neuilly-sur-Seine situé à quelques encablures de chez lui, Paul de Saint Sernin adresse en pleine interview un vocal WhatsApp à sa mère. Un détail saute aux oreilles : le vouvoiement. Tradition familiale oblige. « Mes cinq frères et sœurs et moi avons toujours vouvoyé nos parents. Quand j'étais petit, ça étonnait les copains. »
Côté pile : un blase à particule - Paul de Laparre de Saint Sernin dans sa version état civil - une coupe Louis XVI (« J'aurais ma place dans le groupe Facebook "Cheveux de riches" », plaisante-t‑il), et une chevalière léguée par son père le jour de ses 30 ans. Côté face : un goût prononcé pour le rap, une bande de potes métissés pas franchement issus des beaux quartiers et un langage à la cool, ponctué de « mec » quand il s'adresse à nous.
Cette faculté à brouiller les pistes et à envoyer valdinguer les conventions irrigue le one-man-show très réussi que le jeune homme de 33 ans joue actuellement partout en France*. À peine monté sur scène, il balance : « Chaque fois que je me présente, je prends des précautions car les gens ont deux ou trois préjugés. Ils se disent, c'est sûr il a un château et il fait l'amour à sa cousine. »
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À la fin de ce spectacle joué à Buc (Yvelines) début mars, une spectatrice quinquagénaire nous glisse, conquise : « Je l'adorais déjà dans l'émission Quelle Époque ! Là, je n'ai pas été déçue car il se moque de ses origines avec beaucoup d'autodérision. »
Rémi Jacob