La pasionaria des Beaux-Arts de Paris, en compagnie d'Alexia Fabre
Daniel Schick
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Alexia Fabre est la directrice des Beaux-Arts de Paris depuis 2022.
Adrien Thibault.
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Alexia Fabre est la directrice des Beaux-Arts de Paris depuis 2022.
Adrien Thibault.
De la pierre, du béton, des cours pavées, des colonnes presque antiques, une somptueuse chapelle rescapée du couvent des Petits-Augustins, un cloître, un bâtiment gigantesque avec verrière féerique, de banals immeubles fonctionnels embrassant un élégant hôtel particulier du XVIIIe siècle, des statues, des fresques, des panneaux d'affichage, des graffitis, des coins et recoins, ainsi est la vaste École des beaux-arts, étirée au bord de la Seine, en face du Louvre.
Un labyrinthe né au fil des siècles composé d'architectures enchevêtrées. L'histoire de l'art y est enseignée et c'est la même chose. Les styles, les codes, les modes, les mouvements se sont succédé, frôlés, affrontés ou enchevêtrés aussi. L'école enseigne également la technique dans des ateliers tous dirigés par des artistes, la grande spécificité de l'école, qui est aussi un centre d'essai et de lancement. Les élèves sont conduits à produire des œuvres et des lieux d'exposition à les découvrir.
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Dans certains cas, les collections sortent de leurs réserves. Le passé de l'école en met alors plein les mirettes, plonge les neurones en ébullition et l'émotion en jouissance. C'est le cas de l'exposition actuelle, « Souvenirs de jeunesse », qui permet de découvrir le travail d'anciens jeunes élèves de 1780 à 1980. Si Rimbaud a écrit « On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans », le travail d'élèves à peine plus âgés prouve le contraire : une implication fougueuse, un travail acharné pour des talents affirmés très jeunes. Leurs tableaux ou dessins sont puissants parce que leurs pinceaux ou crayons ont filé juste, ont tracé vrai.
Daniel Schick