Trois expositions inspirées par la mer : rivages infinis
Par Daniel Schick
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Scène de plage, à Deauville, en août 1951, photographiée par Robert Capa.
© LTD / Robert Capa/ICP/Magnum Photos
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Scène de plage, à Deauville, en août 1951, photographiée par Robert Capa.
© LTD / Robert Capa/ICP/Magnum Photos
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Lorsque les soldats débarquent en 1944 sur les plages de Normandie, rares sont les mots qui peuvent décrire l'abominable avec autant de force que les photos de Robert Capa, photographe de guerre légendaire, lui-même mort en 1954 en marchant sur une mine pendant la guerre d'Indochine. Ses photos sont exposées dans un gigantesque et élégant ancien couvent devenu centre d'art. À quelques rues des tapis rouges qui seront déroulés du 6 au 15 septembre pour le Festival du cinéma américain de Deauville, le couvent des Franciscaines expose des photos des soldats américains qui sautent de leur embarcation le 6 juin 1944 à Omaha Beach pour libérer la France et meurent abattus après quelques pas sur la plage. Capa a commencé par photographier la guerre d'Espagne, dont une photo exposée aux Franciscaines émeut. Un combattant meurt sous les yeux impuissants et effarés du visiteur qui peut presque voir la balle qui achève son existence. C'est difficile à écrire, mais alors que les photographies de Capa montrent des tragédies macabres, celles-ci sont belles et prises à la bonne distance, sans voyeurisme obscène, sans équivoque pour autant. Plus joyeuses sont les photos en couleur que l'expo révèle, des images heureuses des plages de Biarritz ou de Deauville.
Par Daniel Schick
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