Moins chers que le champagne, les pétillants en effervescence
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Domaine Jaillance, crémant de Die.
LTD/Juan ROBERT/Jaillance
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Domaine Jaillance, crémant de Die.
LTD/Juan ROBERT/Jaillance
Que les aficionados du champagne ne prennent surtout pas leurs jambes à leur cou ! Longtemps encore, promis, il sera question de flûtes, de coiffes et de pinot. Mais ce serait se mettre des œillères que d'ignorer le succès grandissant des autres vins effervescents, qui revoient tour à tour leur copie pour gagner définitivement le cœur des consommateurs.
Ainsi en va-t‑il des crémants et de leurs 8 AOC (Alsace, Loire, Jura...), dont les ventes ont une nouvelle fois progressé en 2024 (+5,9 %). Considérés de longue date comme des champagnes low cost ou - pire ! - des mousseux ambiance « pot de départ », la plupart ont appris de leurs erreurs, s'allégeant en sucres, gagnant en finesse.
« En Bourgogne, l'histoire des crémants a volontairement été mise sous le tapis pendant des décennies pour faire oublier qu'on y faisait jadis de la bulle avec des fonds de cuve », raconte Thomas Labbé, dont le livre* passionnant explore toutes les facettes d'un crémant qu'élaboraient encore en blanc, vers 1830, des grands crus tels que Corton ou La Romanée.
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Porté par la tendance affirmée des cocktails ainsi que par le goût d'une clientèle soumise à une conjoncture économique maussade, le pétillant de qualité regagne donc peu à peu ses galons de compagnon festif idéal (entre 8 à 20 euros la bouteille pour un crémant). Assimiler celui-ci à un « sous-champagne » relèverait en outre de l'hérésie, appuie Thomas Labbé, qui se refuse à toute comparaison, tant « chacun a son identité ».