Taxe à 200% sur le vin : coup dur pour les producteurs d'armagnac et de cognac
Cécile Chaigneau, Florine Galeron et Maxime Giraudeau
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Photo d'illustration
Maison Delord
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La menace est tombée jeudi, provoquant une onde de choc dans le secteur viticole et des spiritueux français. Donald Trump a brandi l'idée d'instaurer « des droits de douane de 200% sur tous les vins, champagnes et alcools importés de France et d'autres pays de l'UE», si l'Union européenne ne revient pas sur les droits de douane de 50 % qu'elle a imposés sur le whisky.
Le vignoble du cognac, premier spiritueux européen avec 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2024, pourrait subir un coup fatal si la menace américaine se concrétisait. Outre-Atlantique, où se trouve son principal marché, les ventes avaient pourtant rebondi en 2024 avec une croissance de +15 %, soit près de 70 millions de bouteilles expédiées. Cette reprise avait permis à la filière dominée par Hennessy, Martell et Rémy Martin de maintenir ses volumes mondiaux au niveau de ceux de l'année précédente.
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Mais cette stabilité masque une fragilité croissante : en Chine, deuxième marché du cognac, les ventes ont chuté de -9 % en volume sous l'effet des sanctions appliquées aux spiritueux européens. Depuis un an et demi, une enquête antidumping menée par le ministère chinois du commerce cible le cognac et l'armagnac. Cette procédure fait suite à la décision européenne d'appliquer une surtaxe sur les véhicules électriques asiatiques.
Cécile Chaigneau, Florine Galeron et Maxime Giraudeau