Théâtre : Grégory Gadebois en toute simplicité
Armelle Héliot
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Grégory Gadebois dans « Des fleurs pour Algernon », au Petit Saint-Martin.
LTD/Laurencine Lot
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Grégory Gadebois dans « Des fleurs pour Algernon », au Petit Saint-Martin.
LTD/Laurencine Lot
Depuis le temps qu'on le connaît ! Conservatoire, Comédie-Française, premiers films... Il n'a pas changé. Il a minci, son visage s'est émacié. « J'ai récemment joué Jean Valjean, il fallait bien que l'on puisse croire qu'il sortait du bagne », dit-il, finement blagueur. Grégory Gadebois se rend disponible. Il n'a pas besoin de filtre. Et comme tous les timides, il impose une réserve certaine.
On ne va pas l'interroger sur la situation sociale, sur MeToo, sur l'actualité internationale... C'est un artiste. Profond, mobile, impressionnant de rôle en rôle. Tout juste si on le questionnerait sur son nouveau mode de déplacement : une bicyclette pliante, noire, élégante, qu'il gare dans sa loge du Petit Saint-Martin. « Dans Paris, c'est le plus pratique. Je n'ai pas abandonné la moto et j'ai même fini par passer mon permis de conduire auto ! »
On n'a pas oublié la Harley Davidson de Mitch dans Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, mise en scène de l'Américain Lee Breuer, en 2011. Sur le plateau de la salle Richelieu de la Comédie-Française ! « C'est l'un des spectacles qui ont compté, pour moi, lors de mes années dans la troupe, de 2006 à 2012. Les autres sont Les Naufragés, un texte de Guy Zilberstein, au Vieux-Colombier en 2010 et Trois hommes dans un salon - Brel, Brassens, Ferré, au Studio. Nous avions joué la dernière à Ramatuelle, sous les étoiles. De très beaux souvenirs... et, déjà, des mises en scène d'Anne Kessler. »
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Avec ses camarades Stéphane Varupenne, le journaliste, Laurent Stocker, Léo Ferré, Éric Ruf, Jacques Brel. « Au Français, il arrivait que l'on joue dans trois productions différentes en une seule journée. C'est une discipline très exigeante. Après cela, tout paraît simple. » Il sortait du Conservatoire, où il avait eu des profs à forte personnalité. « Catherine Hiegel, c'est une rencontre. Une prof géniale. Elle m'apportait des réponses à des questions que je ne me formulais pas mais qui étaient là... »
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