Théâtre : Dedienne dans Lagarce
ARMELLE HÉLIOT
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Vincent Dedienne est à l’affiche de deux pièces de Jean-Luc Lagarce, la critique d'Armelle Héliot.
LTD/Christophe RAYNAUD DE LAGE
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Vincent Dedienne est à l’affiche de deux pièces de Jean-Luc Lagarce, la critique d'Armelle Héliot.
LTD/Christophe RAYNAUD DE LAGE
Au commencement, Rose Berthet, directrice de l'Atelier, propose à Johanny Bert de monter un spectacle dans ce théâtre qui le subjugue depuis qu'il y a présenté son étrange Hen. Artiste singulier, plasticien, féru de marionnettes, metteur en scène et interprète, il revendique des créations hybrides.
Rose Berthet et lui choisissent Juste la fin du monde, la plus célèbre des pièces de Jean-Luc Lagarce. Poignante, elle a très souvent été jouée, jusqu'à entrer au répertoire de la Comédie-Française, être au programme du bac et de l'agrégation et avoir inspiré un film fort au Québécois Xavier Dolan.
Dans le rôle du personnage principal, Gaspard Ulliel y était déchirant. On pense à lui, si beau, si doué, mort à 37 ans dans un accident de ski en janvier 2022, on pense à Jean-Luc Lagarce, mort à 38 ans, en septembre 1995. Vincent Dedienne le sait, on est au pays des fantômes. Il a été choisi pour incarner Louis, celui qui revient dans sa famille pour tenter de parler et dire adieu, parce qu'il est malade et sait qu'il va mourir.
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Il a proposé d'adapter une partie du Journal de Jean-Luc Lagarce. Depuis le 23 janvier, on peut découvrir ce moment, comme en prologue de la représentation de Juste la fin du monde, donné dès le 15. Sous le titre d'Il ne m'est jamais rien arrivé, une phrase puisée dans le volumineux ensemble du Journal (deux tomes, 1977-1990 et 1990-1995, plus de 1 200 pages), Vincent Dedienne suit le fil du travail, des voyages, mais aussi des rencontres furtives. C'est comme une course à la vie, à la mort.
ARMELLE HÉLIOT