Virginie Despentes, un triomphe à peu de frais
ARMELLE HÉLIOT
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Virginie Despentes revient sur les planches avec « Romancero Queer », qui remporte un triomphe auprès du grand public.
LTD/Teresa Suarez
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Virginie Despentes revient sur les planches avec « Romancero Queer », qui remporte un triomphe auprès du grand public.
LTD/Teresa Suarez
Il y a un cas Despentes. Pas de doute. Un grand caractère, un style, un métier d'écrire qui s'épanouit en romans ou en films. Une manière de saisir l'actualité, de s'en mêler. Spectatrice du théâtre, elle a composé une première pièce il y a quelques mois, avec des coauteurs.
Ce fut Woke, créé au Théâtre du Nord, à Lille, la saison dernière. On n'a pas eu l'occasion de voir ce spectacle qui a connu un très grand succès et sera repris à la rentrée prochaine (voir fin de l'article). Sollicitant le même groupe d'interprètes, Virginie Despentes a spécialement conçu Romancero Queer. Et c'est un triomphe.
L'argument n'a rien d'original. On assiste à une répétition par sept comédiennes de La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca. Ajoutons André, qu'incarne Amir Baylly, le coach sportif de Michel, le metteur en scène. On se trouve à l'arrière du plateau, dans les coulisses. Un rideau de larges lamelles claires sépare les espaces. Des cubes gris occupent la scène, servent de sièges ou d'estrade. Le tout est sans grâce.
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On ne verra jamais le metteur en scène qui convoque agressivement les interprètes, les unes après les autres, ou parfois à plusieurs. On n'a jamais connu personne travaillant ainsi. Tout est artificiel. Tout sonne assez faux. Et d'ailleurs, cela joue faux, cela parle faux, cela crie faux. On le constate immédiatement. La formation spectaculaire, dans des costumes plus ou moins inventifs de Marie La Rocca, ordinairement mieux inspirée, donne le sentiment d'avoir été réunie comme un groupe de fortes personnalités, mais sans direction de jeu.
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