Élisabeth Benoit : « Depp-Heard, un truc de dingue »
Propos recueillis par Anna Cabana
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Mobilisation de fans au dernier jour du procès Depp-Heard.
Evelyn Hockstein/REUTERS
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Mobilisation de fans au dernier jour du procès Depp-Heard.
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Malgré un premier roman repéré comme une audacieuse bizarrerie, Élisabeth Benoit demeure une presque inconnue du monde des lettres. Avec Toronto, « roman » qui n'en est pas un, cette programmeuse en informatique arrivée du Québec il y a dix-sept ans jette un pavé de plus de 500 pages dans la mare de nos hystéries.
Jugez plutôt : la dame a passé quatre ans parmi les fanatiques de l'affaire qui a opposé Johnny Depp à Amber Heard. Pas en journaliste gonzo infiltrée, non ; en obsédée comme les autres. Obsédée, c'est son mot. Il est partout dans ce livre que l'on a d'abord ouvert en pensant s'amuser de la folie d'autrui avant de se laisser prendre nous aussi...
Toronto est non seulement LE livre où vous apprendrez tout - et bien au-delà - sur les déchirements des deux stars mais c'est une plongée au cœur du voyeurisme, de l'itération et de l'obsession.
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« J'étais devenue complètement obsédée par cette histoire, écrit notre narratrice. Au point de ne presque plus lire de livres, de ne m'intéresser à à peu près rien d'autre, ce qui a de toute façon toujours été mon modus operandi, être complètement obnubilée par une chose, ne plus parler que d'une chose, ne plus penser qu'à une chose, ça a toujours été mon modus operandi. Le matin, je prenais mon petit déjeuner dans ma cuisine de Montreuil, je m'installais devant mon ordinateur, je googlais "Johnny Depp Amber Heard". Pas pour m'informer, pour prendre la température ambiante, voir ce qu'ils disaient dans les médias. [...]
Propos recueillis par Anna Cabana
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