Nos critiques cinéma de la semaine
Aurélien Cabrol
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LTD/Wild Bunch
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Toutes les fées semblaient pourtant s'être penchées sur le berceau d'Animale : le premier film d'une réalisatrice, Emma Benestan, dont le court-métrage initial avait été remarqué en festivals. Qui plus est, un film de genre bien en accord avec l'air du temps du jeune cinéma français : résolument féministe sur le fond, mêlant naturalisme documentaire et horreur dans sa forme.
Le tout dans les sublimes paysages de Camargue et dans le milieu de la course camarguaise. Rien hélas ne fonctionne ici. Obnubilée par son propos, la cinéaste en oublie toute subtilité tant narrative que formelle. Un gore ridicule et outrancier emporte tout sur son passage. On se dit alors que les meilleures intentions du monde ne font pas forcément un bon film, en dépit d'un casting plutôt réussi.

Animale, d'Emma Benestan, avec Oulaya Amamra, Damien Rebattel, Vivien Rodriguez, Claude Chaballier. 1 h 40. Sortie mercredi. (Credits : LTD/Wild Bunch)
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Des images d'actualité du 28 avril 1945 qui montrent l'arrivée dans le port de Malmö, en Suède, de survivantes de camps de concentration. Parmi elles, Nadine Hwang, le visage fermé, semble comme ailleurs, perdue dans ses pensées. C'est précisément à partir de ce visage étrange et singulier que Magnus Gertten, le réalisateur de Nelly & Nadine, va mener l'enquête et remonter le temps, grâce notamment au témoignage et aux papiers de famille de Sylvie Bianchi, qui vit dans le nord de la France et est la petite-fille d'une certaine Nelly.
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