Nos critiques cinéma de la semaine
Alexis Campion et CharLotte Langrand
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Le nouveau film de Sean Baker, « Anora », est Palme d’or 2024.
LTD/Drew Daniels/Le Pacte
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Le nouveau film de Sean Baker, « Anora », est Palme d’or 2024.
LTD/Drew Daniels/Le Pacte
Ce ne sont pas ses dents drôlement blanches mais plutôt ses yeux brillants de gamin jamais blasé qui nous saisissent quand nous rencontrons Sean Baker, dans un grand hôtel parisien. Suivi de près par la discrète Samantha Quan, sa compagne et productrice de toujours, le cinéaste, Palme d'or 2024, se plie, ce jour-là, aux règles d'une promotion intense. Ce cinéphile insatiable est connu pour dépeindre en indépendant l'Amérique des laissés-pour-compte avec tact et réalisme au gré de contes pop séduisants comme des bonbons, pétris de tendresse et de glamour décalé... Ainsi vont les personnages de Tangerine (2015), tourné à l'iPhone dans l'univers des prostituées de la Cité des Anges, ou de The Florida Project (2017), sur les traces d'une mère fauchée élevant seule sa fille dans la banlieue de Disney World.
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Et si Sean Baker vit depuis près de quinze ans à Hollywood, il n'a rien lâché de son regard acide sur une société emballée sur la voie du capitalisme échevelé. Anora, son huitième long-métrage, qui l'a ramené du côté de New York, n'a coûté que 4 millions de dollars, une paille au regard des budgets auxquels il pourrait prétendre. « Mes parents vivent toujours dans le New Jersey, où j'ai grandi, raconte-t‑il. Mais ça fait un bail que je suis installé à West Hollywood. Cela peut paraître bizarre, vu que je reste un outsider dans l'industrie cinématographique. Mais Los Angeles est une ville qui respire le cinéma. »
Alexis Campion et CharLotte Langrand
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