Le match plancha-barbecue
Alexandre Lazerges
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Photo d'illustration
© LTD / Le Marquier
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C'est une bergerie adossée à la colline, au-dessus de Nice, avec son jardin en terrasse, ses oliviers, ses citronniers et... ses cinq barbecues. « Bienvenue les boys », entonne le maître des lieux, le truculent Big T, alias Thierry Cornuet, ancien pilier de rugby dijon-nais exilé un temps au Québec avant de revenir en France et d'ouvrir le Bootgrill, un restaurant de barbecue le long de la départementale 202. Distingué au Gault & Millau, Big T s'est forgé une belle clientèle au point de devenir le rôtisseur attitré du prince Albert de Monaco et du milliardaire Jeff Bezos lors de ses haltes sur la Riviera. Enveloppé dans son tablier de cuir, claquettes de piscine aux pieds, l'imposant barbu commence sa master class ce samedi matin de juillet face à une demi-douzaine d'élèves hilares.
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C'est parti pour trois heures de cours suivi d'un délicieux déjeuner. Thomas, Niçois de 31 ans, cadre dans le bâtiment, explique : « Je suis venu améliorer ma cuisine au barbecue. Ici, je découvre de nouvelles astuces comme la cuisson de saucisses trempées dans de la bière, c'est original. » Contre 105 euros, Big T distille ses conseils et montre qu'une gril party réussie, c'est avant tout une bonne préparation, des épices variées (les « rubs ») et surtout un foyer fermé à couvercle pour garder l'humidité des aliments. Aux oubliettes la grille entre deux parpaings et les merguez carbonisées : le barbecue devient un art, ce qu'atteste la montée en gamme des appareils vendus en France. Près de 2 millions par an tous types confondus (électricité, gaz, charbon, plancha...), de 110 euros pour le tout premier modèle Kettle Weber de 47 centimètres de diamètre jusqu'à plusieurs milliers d'euros pour les modèles connectés high-tech.
Alexandre Lazerges