Michel Blanc, ce Splendid antihéros
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Michel Blanc est mort dans la nuit de jeudi à vendredi 4 octobre à l'hôpital Saint-Antoine dans le 12ᵉ arrondissement de Paris.
LTD/DR
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Michel Blanc est mort dans la nuit de jeudi à vendredi 4 octobre à l'hôpital Saint-Antoine dans le 12ᵉ arrondissement de Paris.
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C'est plus qu'un comédien qui s'en est allé dans la nuit de jeudi à vendredi 4 octobre. En tirant subitement sa révérence après un choc anaphylactique, Michel Blanc emporte avec lui ses autres « soi », cette galerie de personnages d'antihéros familiers, si emprunts de nos petits travers, de nos grandes désillusions et d'ingénieuse autodérision, à laquelle des générations de Français se sont totalement identifiées. Pour beaucoup, il restera l'éternel Jean-Claude Dusse des Bronzés : freluquet frustré mais sentimental s'accrochant toujours à son espoir de « conclure » ; souffre-douleur préféré des beaux gosses, sortant comme personne de la mer, mi--honteux mi-furieux, affublé d'algues devant et derrière en guise de maillot de bain improvisé... Et qui ne se souvient pas de cette frêle silhouette en combi orange et blanc ajustée, oubliée sur un télésiège à la nuit tombée, chantant à tue-tête un « quand te reverrai-je, pays merveilleux ? » passé à la postérité ?
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Une telle habileté à jouer les losers magnifiques et les désespérés persévérants témoigne d'un réel sens artistique à assumer son décalage. Tel un Pierre Richard embrassant son personnage de timide touchant et maladroit, Michel Blanc, à la personnalité plus complexe, a plongé dans ses propres névroses plutôt que de se forcer à un contre-emploi de jeune premier qu'il n'a jamais voulu être. Car l'acteur, né à Courbevoie et mort à 72 ans à Paris, est devenu ultra-populaire par le hasard d'une triple rencontre, celle de Gérard Jugnot, Christian Clavier et Thierry Lhermitte, plus tard de Marie-Anne Chazel, sur les bancs du lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine, où sa mère a réussi à l'inscrire grâce à ses bons résultats scolaires.
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