Séquence frissons à Gérardmer
Mathilde Giard
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Sur le domaine skiable de la station.
© GÉRARDMER TOURISME
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La séance débute par le même rituel depuis des années. Les premières notes du générique du Festival international du film fantastique s'égrènent dans des tonalités graves, pleines de mystère. Puis un cri est lancé, immuablement, par un spectateur fidèle prénommé David. Il ressemble à un rire de sorcière. « Cet habitué a un remplaçant pour les rares fois où il n'est pas là », s'amuse Pierre Sachot, président de l'association du festival. Ce dernier faisait partie de la bande de copains qui décida, fin 1993, de répondre à l'appel d'offres pour succéder à Avoriaz, en Haute-Savoie, berceau du plus gros rassemblement français des amateurs de zombies et d'extraterrestres. En janvier 1994, Gérardmer reprenait le flambeau, gagnant ainsi en visibilité grâce au cinéma. L'affiche orange de cette 31e édition orne la majorité des vitrines du centre-ville de cette petite ville de 8 000 habitants : un vampire toutes griffes dehors par une nuit de pleine lune. « Cette couleur symbolise le passage de l'obscurité vers la lumière : il ne faut pas confondre horreur et fantastique, qui peut même être féerique », nuance Pierre Sachot.
Mathilde Giard