Benyamin Netanyahou se rend ce lundi 7 juillet à Washington, où Donald Trump espère annoncer un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.L'Iran un genou à terre, le Hamas exsangue, les rebelles houthistes du Yémen réduits au silence : un doux parfum de victoire flotte sur Washington au surlendemain de la fête nationale du 4 Juillet. Le président américain et le Premier ministre israélien vont se retrouver ce lundi 7 juillet, la troisième fois en moins de six mois, pour parader devant les caméras et afficher leurs ambitions d'après-guerre.
L'enjeu de ce « Yalta » au Bureau ovale ? Rien de moins qu'une refonte de l'équilibre régional au Proche-Orient aux termes voulus par Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Depuis les résultats spectaculaires de la « guerre de douze jours » contre le régime des mollahs (13 au 25 juin), tous deux perçoivent l'occasion qui se présente à eux pour imposer leurs vues.
Un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, un renoncement de l'Iran à la bombe, un retour des 50 derniers otages - morts et vifs - encore aux mains du Hamas, une normalisation des liens israélo-saoudiens et, très loin en ligne de mire, les bases d'un éventuel État palestinien.
57.000 victimes civiles palestiniennes
Dans l'aile ouest du 1.600 Pennsylvania Avenue, ce lundi 7 juillet au matin, le duo saisira certainement l'occasion pour annoncer le cessez-le-feu que pourrait accepter le Hamas, après des mois de pourparlers avec l'émissaire américain Steve Witkoff et les deux puissances médiatrices, l'Égypte et le Qatar. Durablement affaibli, le mouvement islamiste aux commandes de Gaza depuis près de 20 ans délibérait fiévreusement à la fin de la semaine sur l'opportunité de céder aux propositions américaines.
Maurin Picard Correspondant à New York (États-Unis)