CHRONIQUE LE MONDE À L’ENDROIT — Le clan des Floridiens, si loin de l’Europe
François Clemenceau
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On disait de Mar-a-Lago pendant le premier mandat de Donald Trump qu'il s'agissait de la Maison-Blanche d'été du président républicain. Depuis le 6 novembre, cette résidence clinquante pour ultra-riches est apparemment devenue la Maison-Blanche d'hiver de celui qui n'a pas encore prêté serment pour son second mandat.
C'est dans ces vastes salons dorés que Donald Trump a commencé à composer son équipe, et c'est aussi à l'ombre des palmiers qu'il reçoit toutes celles et tous ceux qui ne souhaitent pas attendre le 20 janvier, ni la confirmation par le Sénat de ses ministres ou principaux dirigeants des agences fédérales, pour commencer à travailler. C'est ainsi, bien qu'on ne sache ni les noms des interlocuteurs ni le sujet des échanges, qu'Andriy Yermak, le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, s'est rendu en Floride cette semaine pour évoquer la situation de son pays.
Il se trouve qu'au même moment, le chef de la majorité républicaine sortante à la Chambre des Représentants, Mike Johnson, venait de balayer d'un revers de main la proposition de la Maison-Blanche visant à accorder 24 milliards de dollars supplémentaires à l'Ukraine. « Nous allons attendre que le nouveau commandant en chef prenne ses fonctions », se justifiait Johnson, laissant ainsi les Ukrainiens languir davantage.
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Seule note positive, l'entourage de Yermak signale que Mike Waltz, le futur conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, avec qui il s'est entretenu mercredi à Washington, s'est montré « à l'écoute » des arguments ukrainiens, cartes d'état-major à l'appui, pour évaluer la situation très précaire des fronts avec l'armée russe.
François Clemenceau