Giorgia Meloni, girouette migratoire
Caroline Bordeck, correspondante à Milan
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Giorgia Meloni, à la Villa Doria Pamphilj, à Rome, le 20 juin.
LTD/Alberto PIZZOLI/AFP
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Giorgia Meloni, à la Villa Doria Pamphilj, à Rome, le 20 juin.
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Mains croisées sur les genoux, col blanc montant et regard strict, Giorgia Meloni le promet : après la forte baisse des arrivées de personnes migrantes sur les côtes italiennes en 2024 (-58 % en un an), l'exécutif travaille pour « faire encore mieux », dit-elle en esquissant un sourire furtif devant les caméras du JT, le 6 août. L'optimisme de la présidente du Conseil italien contraste avec la tendance en cours.
Depuis janvier, le nombre d'arrivées par la Méditerranée ne baisse plus. En sept mois, il a même augmenté de 9 % par rapport à la même période l'an passé. Et au moins 980 personnes ont déjà péri en mer en 2025. S'il faudra attendre la fin de l'année pour tirer un bilan, les données de ce premier semestre montrent déjà les « limites sur le long terme de la politique migratoire du gouvernement », note Luca Barana, chercheur au centre romain Istituto Affari Internazionali.
C'est donc avec ces chiffres en tête que la dirigeante d'extrême droite a volé vers Istanbul, le 1er août, pour parler immigration avec le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, et le Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Libye, Abdel Hamid Dbeibah.
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Deux pays de passage pour les candidats à l'exil en route vers l'Europe. Car la politique migratoire de Giorgia Meloni, comme celle de ses prédécesseurs, repose avant tout sur des accords passés avec les pays de départ ou de transit. En 2023, c'est elle qui a poussé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à octroyer 105 millions d'euros à Tunis pour le contrôle de ses frontières, après une hausse exceptionnelle des départs depuis ses côtes.
Caroline Bordeck, correspondante à Milan
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