Ce mardi 1er juillet, Copenhague prend pour six mois la présidence du Conseil de l’UE. L’une de ses priorités sera de durcir l’accueil des migrants sur le continent.« Une Europe forte dans un monde en mutation. » C'est le thème porté par le Danemark, qui prend la tête du Conseil de l'Union européenne mardi. Pour ce pays de 5,9 millions d'habitants, les six mois de présidence tournante lui offriront une plus grande visibilité au moment où le continent traverse une zone de turbulences géopolitiques. Guerre en Ukraine, crise climatique, tensions commerciales mais aussi concernant le Groenland avec Donald Trump...
Malgré sa taille modeste, Copenhague veut jouer un rôle de modèle. « Le Danemark assume la présidence du Conseil de l'Union européenne à un moment charnière de l'histoire européenne, a déclaré la Première ministre sociale-démocrate Mette Frederiksen début juin. C'est une formidable opportunité pour un petit pays comme le nôtre d'avoir un impact politique. »
L'État à la tête du Conseil organise et préside en effet les réunions de ce dernier et les groupes de travail. Il impulse les travaux législatifs, tente d'obtenir des consensus entre les pays. Ce semestre est alors l'occasion de mettre à l'agenda les propres priorités politiques du pays qui préside l'institution.
L'immigration au cœur des priorités
Pour Copenhague, hormis la défense de l'Europe face à la Russie, il va s'agir notamment de placer la question de l'immigration au cœur des priorités. Le royaume scandinave a beau renvoyer depuis longtemps l'image d'une nation ouverte, éprise de tolérance et d'accueil, progressiste et dotée d'un État providence généreux, il dispose aujourd'hui d'une des politiques migratoires les plus restrictives d'Europe.