En frappant Téhéran, Benjamin Nethanyahou espère mettre fin à « l'ère des guerres »
Antoine Malo
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Vue de l'intérieur d'un immeuble à Téhéran le 13 juin 2025.
LTD / Saba / Middle East Images via AFP
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Vue de l'intérieur d'un immeuble à Téhéran le 13 juin 2025.
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C'est une scène racontée par l'éditorialiste Ben Caspit, grand connaisseur de Benjamin Netanyahou à qui il a consacré une biographie. Elle se déroule vendredi 13 juin dans le secret -pas si bien gardé- d'une réunion à huis clos. Depuis plusieurs heures déjà, des dizaines de chasseurs israéliens se relaient pour bombarder l'Iran.
Les résultats vont au-delà des attentes du Premier ministre. L'hydre sécuritaire du régime chiite est en partie décapitée : le chef d'État-major de l'armée, le chef du corps des Gardiens de la révolution sont morts. Neuf scientifiques qui travaillaient sur le programme nucléaire, ont également été éliminés. Le site de Natanz, là où est enrichi une bonne partie de l'uranium iranien, a été endommagé. Quant aux systèmes de défense anti-aérien, ils ont été pilonnés comme certains sites de lancement de missiles balistiques.
Le Premier ministre prend la parole. Totalement euphorique. Tour à tour, assure Caspit, il évoque « la fin de l'ère des guerres », imagine la fin du conflit à Gaza, anticipe le ralliement de l'Arabie saoudite, de la Syrie et du Liban aux Accords d'Abraham qui normaliseront leurs relations avec l'Etat hébreu. Enfin, il évoque l'idée de se présenter à de futures élections.
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Finalement, le chef du gouvernement le plus à droite qu'Israël ait connu, suit le plan qu'il s'était fixé : modifier la carte du Moyen-Orient. « En travaillant en étroite collaboration avec le président Trump, nous pouvons la redessiner encore plus », avait-il dit en février, lors de sa visite à un Donald Trump tout juste revenu à la Maison-Blanche. L'Etat hébreu n'aura même pas eu besoin, si l'on en croit l'administration américaine, du soutien du Républicain pour s'attaquer à son éternel ennemi régional et lancer son Opération Rising Lion (Lion qui se dresse).
Antoine Malo