Préserver ce qui peut l'être tout en mettant quelques bâtons dans les roues de Donald Trump. Ces derniers jours, Joe Biden s'est employé à compliquer la tâche de son successeur en multipliant décrets et décisions qui vont à l'opposé de la politique annoncée par le président élu. Ainsi, Donald Trump pourrait avoir du mal à concrétiser l'une de ses grandes promesses de campagne : expulser les quelque 11 millions de migrants illégaux présents sur le sol américain. Le 10 janvier, la Maison-Blanche a prolongé la protection temporaire des ressortissants de quatre pays - le Salvador, l'Ukraine, le Venezuela et le Soudan. Cette mesure leur permet de travailler légalement mais a surtout pour effet de les rendre inexpulsables jusqu'à septembre 2026.
Un autre domaine où Joe Biden tente de sauver les meubles concerne l'administration fédérale. Elon Musk, bientôt à la tête de la « commission à l'efficacité gouvernementale », envisage au moins 1 000 milliards de dollars d'économies dans le budget des États-Unis, en procédant notamment à une immense purge chez les fonctionnaires. Avant de partir, Biden a offert une maigre consolation à ces derniers en prolongeant jusqu'en 2029 la possibilité de télétravailler.
Le démocrate s'est aussi attaqué aux nouveaux meilleurs alliés de l'ancien roi de l'immobilier : les géants de la tech. Un décret de 50 pages publié jeudi oblige les sociétés de logiciels fournisseurs du gouvernement fédéral à démontrer qu'elles incluent des fonctionnalités de sécurité capables de contrer les cyber-attaques russes, chinoises ou iraniennes.