N'en doutons pas : ce 20 janvier 2025 restera dans l'Histoire. Pas seulement parce que, pour la première fois depuis près de deux siècles, des dignitaires étrangers vont assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président américain. Ni parce que Donald Trump sera le premier criminel déclaré coupable à entrer à la Maison-Blanche. Ou qu'en raison de températures polaires attendues à Washington DC, l'événement se tiendra à l'intérieur du Capitole et non à l'extérieur, comme le veut la coutume.
Non, la journée de demain est historique car elle annonce une rupture, un nouvel agencement du monde avec l'avènement d'un bloc en gestation depuis des années, et que le retour aux affaires du milliardaire a permis d'accoucher. Cette nouvelle internationale a poussé dans un liquide amniotique hybride fait d'autoritarisme, de nationalisme religieux, de souverainisme économique et de populisme exacerbé. Elle éclôt couvée par le milieu des affaires, en particulier celui de la tech, incarné par l'incontournable Elon Musk. Comme le résume François Hollande dans nos colonnes, « ce n'est pas simplement une alternance aux États-Unis, c'est une confrontation qui va s'ouvrir ».
Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un œil au parterre d'invités présents à cet « Inauguration Day ». Va s'y côtoyer le gratin mondial de l'extrême droite : l'Italienne Giorgia Meloni, l'ex-président brésilien Jair Bolsonaro, l'actuel dirigeant argentin, Javier Milei, le Premier ministre hongrois et inspirateur idéologique du Parti républicain, Viktor Orbán, le radical président du Salvador, Nayib Bukele...