LA TRIBUNE DIMANCHE — Que représente le Jubilé des jeunes ?
MGR LAURENT ULRICH — C'est un moment très important car c'est la première rencontre de cette génération, qui n'a pas vécu le grand Jubilé de l'an 2000, avec le pape Léon XIV. Plus de 20.000 Français sont à Rome ces jours-ci, dont 1. 500 Parisiens accompagnés par Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris. Je serai heureux d'aller saluer les jeunes Parisiens à Taizé, sur leur chemin de retour en France, ce lundi 4 août.
Vous-même, avez-vous déjà rencontré Léon XIV ?
Oui, j'ai rencontré Robert Francis Prevost lorsqu'il était préfet du dicastère pour les évêques [chargé au Vatican de la nomination des évêques]. C'est un homme extrêmement attentif à l'autre, d'une grande simplicité et très humble. Nous avions à l'époque échangé, moi en français, lui en italien, et nous nous étions très bien compris. Je l'ai de nouveau rencontré le 21 juin lors du Jubilé des pouvoirs publics qui a réuni à Rome des élus de nombreux pays, dont des Français, parlementaires, conseillers municipaux... Dans son discours, le Saint-Père a rappelé aux politiques leur responsabilité dans la recherche du bien commun et l'attention portée aux plus pauvres. Le pouvoir politique n'est pas une fin en soi. Il nous a aussi parlé de l'intelligence artificielle [IA] comme d'un continent nouveau à explorer pour évangéliser. À ses yeux, l'IA est un moyen au service des hommes et ne doit pas prendre le pouvoir.