Présidentielle en Pologne : un premier tour crucial, perturbé par des soupçons d'ingérence russe
Antoine Malo

Rafal Trzaskowski, le maire proeuropéen de Varsovie.
LTD / Wojtek RADWANSKI / AFP
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Rafal Trzaskowski, le maire proeuropéen de Varsovie.
LTD / Wojtek RADWANSKI / AFP
Accélérer les réformes ou donner un grand coup de frein. C'est le choix que vont devoir faire aujourd'hui les Polonais lors du premier tour de l'élection présidentielle.
Tous les sondages indiquent que la victoire finale − le second tour est programmé le 1er juin − se jouera entre le maire proeuropéen de Varsovie, Rafał Trzaskowski (53 ans), et le candidat du parti ultraconservateur Droit et Justice (PiS), Karol Nawrocki (42 ans).
Si Trzaskowski, membre de la Coalition civique dirigée par le Premier ministre, Donald Tusk, l'emporte, le gouvernement aura davantage les mains libres pour imposer certaines lois, notamment relatives aux droits des femmes, et renforcer la place de la Pologne au sein de l'Union européenne.
A contrario, un succès de Nawrocki, grand admirateur de Trump, contraindrait l'exécutif à une nouvelle cohabitation.
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L'importance de ce scrutin ne semble pas avoir échappé à Moscou. Jeudi 15 mai, l'Institut polonais de surveillance des réseaux numériques a évoqué des soupçons d'ingérence russe dans la campagne électorale.
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Le lendemain, une cyberattaque a visé les sites Internet de la Coalition civique. Donald Tusk a accusé des hackeurs russes d'être derrière ce piratage.
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