Le centre névralgique de la Commission européenne se situera à Varsovie, ce lundi 3 février et mardi 4 février. Dans le cadre de la présidence polonaise de l'Union européenne, pour six mois, la capitale accueille un conseil informel compétitivité et commerce qui réunira tous les ministres européens chargés de ces portefeuilles. Une première dont se réjouit le gouvernement français.
« La Commission doit être capable de sortir des silos et avoir des débats qui relient le commerce et l'industrie. L'Europe ne pourra pas gagner cette course [contre les États-Unis et la Chine] avec une stratégie industrielle et commerciale différente sur 27 États membres », insiste le cabinet du ministre de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci.
Au menu ? Une séance plénière. Il y sera question du soutien aux industries européennes, à l'heure où la balance commerciale de l'Union européenne a perdu 200 milliards d'euros depuis 2019. Surtout, le président des États-Unis, Donald Trump, brandit la menace d'une hausse des tarifs douaniers sur les produits originaires du Vieux continent. L'entourage de Marc Ferracci attend ainsi de son voyage à Varsovie ni plus ni moins qu'un « agenda de sortie de la naïveté commerciale ».
En premier lieu, la situation de l'acier européen sera abordée. À l'heure actuelle, les surcapacités chinoises, peu onéreuses, mettent à mal les fournisseurs européens. Le retour de Trump à la Maison Blanche pourrait même amplifier ce phénomène : faute de pouvoir vendre son acier au pays de l'Oncle Sam, l'Empire du milieu pourrait être plus enclin à vendre en Europe.