Renforcer les liens de défense entre la France et la Pologne, tel est l'ambition affichée du « traité d'amitié et de coopération renforcée » signé, ce vendredi, par Emmanuel Macron et le Premier ministre polonais, Donald Tusk. « La Pologne est notre très grand partenaire européen avec lequel nous n'avions pas jusqu'à présent un traité d'amitié et de coopération », a expliqué la présidence française. Les deux dirigeants se sont retrouvés ce même jour à Nancy. Une rencontre à l'occasion de la journée de l'Europe - qui célèbre cette année les 75 ans de la construction européenne - et qui intervient alors qu'à Moscou, Vladimir Poutine a défié les Occidentaux avec un imposant défilé militaire pour les 80 ans de la victoire sur l'Allemagne nazie.
Dans ce contexte, le traité va inclure une clause de défense mutuelle, qui « ouvre la possibilité d'une coopération » en matière de dissuasion nucléaire, avait indiqué Donald Tusk avant de s'envoler pour la France. « Cette clause de soutien mutuel en cas d'agression contre l'un de nos pays est l'essence même de ce traité », s'était-il alors félicité. Et de préciser qu'« en cas de menace, d'attaque contre la Pologne, et la France, les deux pays s'engagent à fournir une assistance mutuelle, y compris une assistance militaire ».