Impôts, droits de douane… Le futur secrétaire au Trésor esquisse la politique économique de Trump
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Scott Bessent, 62 ans, devrait devenir le secrétaire au Trésor de Donald Trump.
REUTERS/Kevin Lamarque
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Scott Bessent, 62 ans, devrait devenir le secrétaire au Trésor de Donald Trump.
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Lundi, tout le monde aura les yeux rivés sur Donald Trump qui deviendra officiellement le 47e président des États-Unis. Mais jeudi 16 janvier, c'est le financier Scott Bessent, pressenti pour devenir secrétaire au Trésor, qui focalisait tous les regards. Auditionné par le Sénat, le fondateur de la société d'investissements Key Square Capital Management a déroulé la feuille de route économique que compte suivre le républicain durant les quatre prochaines années.
Et ce n'est pas un mystère : l'homme d'affaires compte bien pérenniser et amplifier les baisses d'impôts qu'il avait instaurées à l'occasion de son premier passage à la Maison Blanche. Des baisses de la fiscalité qui arrivent à leur terme en 2027. « Nous devons rendre permanentes » ces baisses d'impôts, a martelé Scott Bessent durant son audition, qualifiant même de « calamité économique » la possibilité qu'elles ne soient pas renouvelées. Une politique fiscale que n'a pas manqué de critiquer le sénateur démocrate Michael Bennet. « Vous comptez donner de l'argent aux mêmes, aux plus riches, il n'y a pas de ruissellement », a-t-il rétorqué..
Mercredi, c'est la secrétaire au Trésor sortante, Janet Yellen, qui s'est inquiétée des choix fiscaux de l'équipe Trump. Citant des chiffres du Bureau du budget du Congrès (CBO), la ministre sortante a indiqué que la poursuite des baisses d'impôts aggraverait le déficit des États-Unis de 400 milliards d'euros par an. « La trajectoire budgétaire actuelle n'est tout simplement pas soutenable, et les conséquences d'une inaction, ou d'une action qui accentue les déficits, pourraient être désastreuses », a-t-elle pointé. Or, le déficit public américain s'est aggravé de 711 milliards de dollars (690 milliards d'euros) cet automne, un record.
En parallèle, Scott Bessent a confirmé qu'il entendait couper dans les dépenses de l'État fédéral à son arrivée au Trésor. « Le gouvernement fédéral a un gros problème de dépenses, a-t-il martelé. Nous devons travailler à remettre notre maison en ordre et adapter les dépenses intérieures de l'État qui ont progressé de plus de 40% ces quatre dernières années. » Et d'ajouter pour bien se faire comprendre : « Nous n'avons pas un problème de revenus fiscaux aux États-Unis, nous avons un problème de dépenses. »
Un autre projet de Donald Trump inquiète bien des observateurs : la hausse des droits de douane que le nouveau président compte instaurer sur les produits entrant aux États-Unis. Les droits de douane oscilleraient entre 10% et 20% sur l'ensemble des produits qui franchiraient les frontières américaines. Des taxes qui grimperaient entre 60% et 100% pour les produits en provenance de Chine.
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Même le Canada et le Mexique, pourtant voisins des États-Unis, sont ces dernières semaines dans le viseur de Trump. Le futur locataire de la Maison Blanche souhaite imposer 25% de droits de douane sur les produits en provenance de ces pays. Pourtant, tous deux sont partie prenante de l'accord Canada-Etats-Unis-Mexique (USMCA) négocié et signé durant le premier mandat Trump.
Pour Scott Bessent, cette politique commerciale agressive ne se reportera pas sur les consommateurs américains ou les petites entreprises. Le futur secrétaire au Trésor pense que les baisses d'impôts sur les produits américains les rendront plus compétitifs et que la hausse des droits de douane sera in fine indolore.
Durant son audition, Scott Bessent a aussi cherché à rassurer les marchés financiers. Ces dernières années, Donald Trump a souvent critiqué la politique monétaire menée par la Réserve Fédérale (Fed), laissant craindre pour son indépendance en cas de retour au pouvoir. Mais le futur secrétaire au Trésor a balayé ces inquiétudes, jugeant que la Fed doit être « indépendante dès lors qu'il s'agit de déterminer la politique monétaire ».
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Loin des inquiétudes exprimées par certains experts, Scott Bessent espère que l'arrivée de Donald Trump à Washington permettra « un nouvel âge d'or économique ». « Je pense que le président Trump a l'opportunité que l'on a qu'une fois dans une génération de lancer un nouvel âge d'or économique qui créera des emplois, de la richesse et de la prospérité pour tous les Américains », a-t-il lancé devant le Sénat.
(Avec AFP)
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