Syrie : le régime d’Assad défié par les rebelles
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Samedi 30 novembre, des combattants rebelles défilaient triomphalement après la prise d’une partie d’Alep.
LTD/Omar HAJ KADOUR / AFP
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Samedi 30 novembre, des combattants rebelles défilaient triomphalement après la prise d’une partie d’Alep.
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C'était une petite maison blottie dans la vielle ville d'Alep, non loin de la célèbre citadelle. Deux étages chaleureux avec une terrasse sur le toit qui offrait un spectacle unique sur le ciel étoilé syrien. En 2015, alors que l'est de la ville était contrôlé par l'opposition et que la guerre faisait rage, la maison d'Abdel Kareem Anees a été détruite par un bombardement du régime de Bachar El-Assad.
Alors, forcément, la prise vendredi de la majeure partie de la deuxième ville du pays par les rebelles ne laisse pas indifférent l'ancien professeur d'anglais, responsable un temps de l'éducation et de la culture au sein du conseil local d'Alep quand cette partie de la cité était dirigée par les opposants entre 2012 et 2016.
« Tant de Syriens sont heureux aujourd'hui, beaucoup écrivent leur bonheur sur les réseaux sociaux, raconte l'Alépin qui a dû fuir sa ville pour se réfugier en France. Plus personne ne s'intéresse à la Syrie. On est devenus des migrants, Assad le dictateur normalise ses relations avec les pays arabes et occidentaux. Des États européens veulent renvoyer des réfugiés en Syrie parce que le pays est prétendument sûr. Alors, comme tout le monde, j'ai été très étonné de ce qui s'est passé. »
Huit ans après sa défaite, l'opposition au régime de Bachar El-Assad est en effet de retour dans la grande ville commerçante du Nord. Dans une offensive aussi foudroyante que surprenante, les rebelles ont pris la majeure partie d'Alep, qu'ils avaient dû fuir en décembre 2016.
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Dirigée par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Cham (HTC), une coalition de plusieurs factions a lancé une série d'attaques mercredi à partir de la province d'Idlib, le dernier bastion rebelle indépendant de Syrie, situé dans le nord-ouest du pays. Trois jours plus tard, les insurgés se photographiaient, tout sourire, à quelque 60 kilomètres plus à l'est, devant la citadelle d'Alep ou au siège du gouvernorat.
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