Pourquoi Israël frappe aussi la Syrie ?
Garance Le Caisne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le 8 octobre à Mezzé, dans l’ouest de Damas, après une frappe israélienne.
LTD/Ammar Safarjalani/Xinhua
Garance Le Caisne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le 8 octobre à Mezzé, dans l’ouest de Damas, après une frappe israélienne.
LTD/Ammar Safarjalani/Xinhua
Quneitra, Damas, Homs, Lattaquié, Hama, Deir ez-Zor... Jamais les Israéliens n'ont autant frappé la Syrie. Alors que l'armée israélienne poursuit ses incursions au Liban-Sud et ses bombardements dans le reste du pays, elle a intensifié ses attaques contre des membres et des installations militaires des groupes pro-iraniens basés en Syrie.
L'objectif est de perturber au maximum les lignes logistiques du Hezbollah libanais, notamment ses approvisionnements en armes et en munitions depuis l'Iran, qui passent par l'Irak et la Syrie. L'état-major israélien en a fait une priorité stratégique, convaincu que la force du Hezbollah réside dans ce lien terrestre avec le parrain iranien, dont n'a jamais disposé le Hamas palestinien, assiégé dans Gaza.
À lire également
Ces dernières années, grâce à sa supériorité en matière de renseignement électronique et humain, Israël a régulièrement ciblé des convois venus d'Iran, privilégiant les cargaisons les plus sensibles comme les missiles longue portée. Depuis que l'État hébreu est passé à la vitesse supérieure sur le « front nord », le 26 septembre, ces frappes s'accentuent sans que jamais Tel-Aviv ne les revendique. Assassinat du gendre de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, dans le bombardement d'un immeuble du quartier huppé de Mezzé à Damas. Destruction d'un entrepôt de munitions des Gardiens de la révolution iraniens à Jableh, dans la province de Lattaquié, non loin de la base aérienne russe de Hmeimim. Effondrement d'un tunnel de contrebande utilisé par le Hezbollah, près du poste-frontière de Masnaa, sous l'autoroute qui relie la Syrie au Liban...
Garance Le Caisne