Syrie : les rebelles aux portes de Damas
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Des insurgés près de la ville de Homs.
LTD/REUTERS/Mahmoud Hasano
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Des insurgés près de la ville de Homs.
LTD/REUTERS/Mahmoud Hasano
La question n'est pas de savoir « si » le régime dictatorial du clan Assad, qui tient le pays depuis cinquante ans, va tomber, mais « quand », ou alors « comment » il pourrait se relever après de telles déroutes. Hier, en fin de journée, l'opposition armée venue du sud du pays était dans les faubourgs de Damas, entrant dans la célèbre ville de Darayya.
Darayya, à 5 kilomètres du centre de la capitale, où, dès le début de la révolution pacifique syrienne en mars 2011, des habitants avaient manifesté pour réclamer la chute du régime, marchant le soir aux bougies, offrant des roses aux soldats. Darayya, surnommée la « Stalingrad syrienne » après le siège des forces de l'ordre et le massacre entre autres de 700 habitants par les hommes du régime en août 2012.
Prise de Homs, ville-clé Onze jours après le début de l'offensive surprise des rebelles, villes et villages de Syrie tombent par dizaines, dans le nord, l'est et le sud du pays. Les insurgés disaient hier avoir « commencé à encercler Damas ». La coalition dirigée par les islamistes radicaux de Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), venus de la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, a donné le départ de cette nouvelle insurrection le 27 novembre.
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Après Alep, dans le Nord, Hama dans le centre, les insurgés de la coalition sont entrés hier en fin de journée dans Homs, ville essentielle pour les dignitaires du régime syrien. Avec sa position centrale, la cité permet en effet de relier la capitale à la côte méditerranéenne, fief du clan Assad, et lieu de deux bases russes, navale à Tartous et aérienne à Hmeimim.