La perspective d'un apaisement entre l'Inde et le Pakistan planait depuis ce matin. Il a été confirmé dans l'après-midi quand le ministère indien des Affaires étrangères a annoncé la fin des opérations militaires et la signature d'un cessez-le-feu entre les deux puissances nucléaires. Ce choix de l'apaisement a été décidé après un dialogue entre les officiers supérieurs des deux armées. Malgré les violences des derniers jours, Delhi et Islamabad avaient maintenu un canal de discussion officieux entre leur conseiller à la sécurité nationale respectif.
Si l'on en croit Donald Trump, les États-Unis auraient aussi joué les facilitateurs : « Après une nuit de pourparlers sous l'égide des États-Unis, je suis heureux d'annoncer que l'Inde et le Pakistan se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu intégral et immédiat », a-t-il affirmé dans un message posté sur Truth Social, son réseau social. L'arrêt des bombardements a pris effet à 17 heures (13 h 30, heure de Paris).
Cette pause devenait urgente tant les deux voisins s'étaient engagés sur le chemin d'une guerre totale qu'aucun des deux ne désirait vraiment. Dans la nuit de vendredi à samedi, le Pakistan avait ainsi lancé l'opération « Mur de fer », utilisant ses avions de chasse JF-17 et des missiles de moyenne portée contre des bases aériennes, des batteries de défense S-400 et au moins un entrepôt de munitions en Inde. Islamabad avait à cœur de venger les bombardements indiens du 7 mai et de démontrer la crédibilité de sa dissuasion conventionnelle sans entrer dans un conflit de haute intensité.