Cette fois, c'est la réunion de la dernière chance. Lundi 23 juin, à 15 heures, syndicats et patronats doivent se retrouver pour une ultime séance du conclave retraite. Alors que la partie syndicale sera au complet, le patronat laisse encore planer le doute sur sa présence. « Ira ou n'ira pas ? » Officiellement, l'arbitrage final sera pris à l'occasion d'un bureau exécutif, prévu au siège de l'organisation de Patrick Martin demain à 10 heures, assure le Medef. C'est cette instance, qui réunit une vingtaine de membres, issus des plus grandes fédérations - banques, assurances, bâtiment, grande distribution, industrie -, qui tranchera.
Mais, d'après nos informations, le patronat se rendra bien au conclave. « On ne va pas faire la politique de la chaise vide ! Nous sommes une organisation responsable. Ne pas y aller lundi serait endosser l'échec du conclave », confie un membre du Medef. Et le patronat ne viendra pas les mains vides. Mais avec une ultime proposition d'accord qu'il mettra sur la table.
Dans ce texte, qui fait encore l'objet de nombreuses discussions internes et qui, ce dimanche, n'est pas totalement stabilisé, les chefs d'entreprise réaffirment leurs lignes rouges : hors de question d'accepter la moindre hausse du coût du travail pour payer les éventuels aménagements à la réforme des retraites de 2023. Exit donc la demande des syndicats d'augmenter même légèrement les cotisations patronales de la caisse accidents du travail et maladies professionnelles, ou encore de rehausser le forfait social sur les dispositifs de participation et intéressement.